HVI

 

LA MUSIQUE A VEIGNE, toute l'histoire !

De 1888 à 1929... Les pionniers !

DANS le BULLETIN MUNICIPAL DE JANVIER 1979, Gustave DOUARD, president fondateur de l’Union musicale a cette epoque, racontAIT...

"L’ANCIENNE MUSIQUE"

Adjoint à la municipalité de Veigné de 1964 à 1976, j'ai pu prendre connaissance de certains documents et j'ai eu le plaisir de lire les mémoires et notes de feu M. Léon BERLAND, né le 10 juillet 1847. Il écrit son journal à dater du 27 juillet 1888. Je relaterai ici quelques lignes de ses écrits au sujet de la musique de Veigné".

Il fit donner des cours de solfège et apprendre la musique à son fils Léon qui était au collège à Tours. En 1888 celui-ci, encouragé par son père qui exploitait l’Hôtel du « cheval blanc », décida d’apprendre la musique à quelques camarades pour former une petite fanfare à Veigné. Ils achetèrent leurs instruments avec leurs économies et l’aide de quelques donateurs. Le papa BERLAND écrit : « Puisse cette société apporter à l’avenir un peu d’entrain dans notre triste pays déshérité dans lequel nous vivons ».

La petite fanfare suit courageusement son chemin et le 29 juillet 1888, Léon BERLAND écrit : « Première sortie de la jeune fanfare qui a joué les premiers morceaux de son répertoire à la distribution des prix des garçons, très applaudie par la nombreuse assistance : c’est un succès ». Et il ajoute «  la classe noble des CHATEAUXET, gens d’église, regardait d’un mauvais œil cette modeste formation qui n’était pas de leur création, car ils avaient une grande autorité sur l’administration de la commune ».

1er Octobre 1888. « La fanfare débute ce dimanche pour remercier ses généreux donateurs, fondateurs ; elle joue sur la place du village des Gués et ensuite sur celle de Veigné. Chaleureux accueil et succès de la « Polka Bérangérienne ».

15 Octobre 1888 : « La fanfare va jouer au château de Couzières chez Mme LULING, une de ses généreuses bienfaitrices. M. ETESSE de Tours, artiste de mérite était venu donner son concours aux jeunes musiciens ; Ils gardèrent un souvenir inoubliable de cette famille. »

21 Novembre 1888 : « le soir à l’issue de la répétition, la Sainte Cécile fut fêtée par un frugal repas, une galette et un verre de vin : on ne pouvait mieux faire à cette époque ».

Mai 1889 : « ce dimanche la jeune fanfare accueille au bout du pont, la société chorégraphique de Tours : magnifique défilé et spectacle de jeunes et gracieuses danseuses dans une salle comble. Un beau succès pour la musique dans le pays.»

25 Mai 1889 : « dans sa séance le conseil municipal vote la somme de 30 Francs pour la musique qui est invitée à jouer sur la place publique le jour de l’assemblée. Premier concert de musique le jour de la fête publique de Veigné : elle joue la Marseillaise devant la mairie, une retraite aux flambeaux le soir ».

Juillet 1889 : le chef Léon BERLAND, part au service militaire à Paris, il entre à la musique du 113ème de ligne et en octobre 1890, au conservatoire de musique sous les recommandations de son chef.
Pendant son absence la petite fanfare de Veigné se met en sommeil et attend son retour. Mais l’enfant du pays est appelé ailleurs et en janvier 1891 les instruments de la fanfare furent remis à la mairie à côté des tenues des sapeurs pompiers, pour n’être plus utilisés,Année 1912 « à la satisfaction de certains administrateurs de la commune !!!... » (voir plus haut).

Reprise de l’activité en 1902 par Mrs CHENU et BASSEREAU. La municipalité vota une subvention de 30 Francs.

En 1906 la musique de BEAULIEU vient se joindre à celle de Veigné pour donner un magnifique concert à la suite duquel M. SCREDEIGNE, instituteur, prit la direction de la société. A son départ, M. COLUS le remplaça jusqu’en 1929. Quand il partit la musique fut dissoute.
Les instruments furent à nouveau relégués dans un coin de la mairie.
Par la suite les Allemands, pendant l’occupation en détériorèrent une partie et emportèrent le reste.

Page suivante ...

haut de page